La crise ? Une ère de démence qui prend fin

Marie-Aude vient de de mettre en ligne un petit papier pour attirer l'attention sur une très intéressantevideo de vulgarisation, video en ligne sur le blog "Pour un monde durable", qui l'a lui même traduite à partir d'une reprise sur le site américain "The story of stuff".

En une vingtaine de minutes, on dispose d'une explication assez limpide de la vie des produits, des matières premières jusqu'à la mise en décharge, et d'une vision claire de l'économie mondiale, totalement  folle, dans laquelle on vit : gaspillages sans limite, épuisement des ressources, empoisonnements de tous ordres...

Comme dans toute tentative de vulgarisation, beaucoup de points sont à peine effleurés, en particulier l'ascendant qu'ont pris les 50 ou 100 premiers groupe mondiaux sur tous les gouvernements. On voit, dans la vidéo, le Président cirer littéralement les pompes du patron d'une entreprise, entreprise d'armement ou entreprise pétrolière vraisemblablement.

Rien à propos des guerres à venir sur l'eau et peu de choses sur l'agriculture mondiale qui a été totalement dévoyée par une quête effrénée de profit de la part des semenciers, des industries chimiques, des industries agro-alimentaires... Les responsable de la FAO sont aujourd'hui en train de tirer dans le vide des sonnettes d'alarme :  un  homme sur sept (un milliard d'hommes) crève de faim. Pendant ce temps on continue de défricher à tout va des forêts pour produire toujours plus de maïs et de soja, gaspiller encore plus d'eau (souvent potable), saccager encore plus les agricultures vivrières des pays les plus pauvres et acculer encore plus d'hommes à finir dans des bidonvilles... ou à crever à petit feu en traitant tous les déchets dont on ne veut plus dans nos pays.   

Notre monde s'affole aujourd'hui devant la crise financière et économique. Préoccupations et obsessions du moment : le pouvoir d'achat, les retraites, le crédit... Tout cela ressemble un peu aux délires d'un homme qui serait en train de crever d'un cancer et qui continuerait de spéculer sur ses prochaines vacances ou sur une prochaine relation sentimentale. Surtout, ne rien changer à ses schémas mentaux et à ses habitudes de pensée... quoi qu'il advienne ! Ce n'est pas une crise financière que l'on vit, mais les spasmes de la fin d'une ère de démence collective.

Cath   Le 2008-12-10 18:44:37
Bonjour, j'aime cet article dans sa limpidité. N'oublie pas quand même qu'entre nous et le singe velu, l'écart n'est que d'un poil. Remettrais-tu ta destinée et tes bijoux de famille entre les mains d'un chimpanzé ??? La même question tu dois te poser au propre et au quotidien.

ps : sais-tu que les bocaux de verre blanc sont nettement plus impactants au plan environnemental que les boites en aluminium ? C'est à mourir de rire non quand on voit les bio en tous genres mettre leurs si jolis produits dans de si jolis bocaux depuis tant d'années!!!!

Bisous !
Yves   Le 2008-12-10 20:39:23
Salut Cath, la parenté entre l'homme et le singe, c'est une théorie de base chez moi. Au point que je ne sais plus lequel descend vraiment de l'autre. Il suffit de regarder la vie au bureau, avec les lèche-culs qui viennent t'épouiller quand tu as du pouvoir, ou comment chacun gère son espace personnel et pourquoi il devient soudainement agressif, ou encore comment se passent les montées collectives en ébullition... Je suis peiné aussi quand je vois des grands singes enfermés seuls déprimer totalement. Cela me fait penser à de vieilles amies qui vivent seules, parlent aux murs, en viennent à demander régulièrement à un psy si elles sont cinglées, alors que nous sommes des animaux grégaires, et qu'il leur suffirait d'un peu de contacts, d'attentions et de tendresse au quotidien pour ne pas se poser des questions à la con et pour ne pas se torturer.
Je ne savais pas que les bocaux en verre blanc ne sont pas bons pour l'environnement.
Tant-Bourrin   Le 2008-12-13 07:52:10
Un billet essentiel dont je partage le moindre mot... La fête est bientôt finie, il va rester à payer l'addition...
leblase   Le 2008-12-15 09:58:51
La dette des pays émergeants, soi-disant ineffaçable tant elle aurait puisé dans les ressources mondiales de cash, représente à peine un peu plus de 10% du plan de redressement US des avoir financiers pourris, ou 4 fois ce que l'Amérique va avancer à ses constructeurs de bagnole.
(Ou 55% de l'arnaque à la pyramide réalisée par l'un des fondateurs du Nasdaq, et que l'on vient de découvrir seulement maintenant malgré une enquête menée en 1992)
Tu as bien raison: l'hystérie sur les glissements financiers empêche de regarder la réalité de déséquilibres autrement plus vitaux pour des centaines de millions d'êtres humains.
Autrement dit nous pleurons sur nous-mêmes parce qu'on s'est pincés les doigts, quand nos voisins rampent à la recherche d'une miette pour se nourrir
majda   Le 2009-01-20 19:31:03
j'ai bien aimé la vidéo, surtout la vision d'ensemble. Certes, elle n'est pas complète, mais elle a le mérite de présenter la chaîne de bout en bout.
pour la conclusion "très" optimiste, je ne sais pas trop quoi en penser...
le développement durable est une notion qui date de 20ans...
faut-il pour autant croire et miser dessus pour "sauver" la planète?
du moins, ce que je conclus à la vue de cette vidéo, c'est que toute la médiatisation sur une vie "plus" écologique, est très loin de compenser tout le mal derrière...comme, une petite économie en bout de chaîne.

la question que je me pose (avec bcp d'optimisme) : à supposer le développement durable une solution, a-t-elle la teneur et la force de la société de consommation?
...

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