Marc-Aurèle : "Pensées pour moi-même"
Les livres ont une saveur changeante, selon l'âge, selon les moments. Un temps ils peuvent sembler compliqués, incompréhensibles quand il est trop pour les aborder. Et puis ils peuvent cadrer totalement avec ce que l'on ressent et sembler lumineux. Et puis encore, avec le temps, ils s'usent ou se déclassent quasiment tous. Vent, jus de crâne, cause de la déforestation.

Je viens de retrouver les "Pensées pour moi-même" de Marc Aurèle, un livre lu ou parcouru rapidement pour le bac ou la fac et qui, depuis, a connu plein de déménagements, trainé dans des cartons d'emballage, pris l'humidité. Découverte : plein de sentences, de phrases qui prennent un sens et "parlent" :
"Lorsque tu as fait du bien et qu'un autre y a trouvé son bien, quelle troisième chose recherches-tu en outre, comme les insensés ? Passer pour avoir fait du bien, ou être payé en retour ?"
"Il est ridicule de ne point échapper à sa propre malignité, ce qui est possible, et de vouloir échapper à celle des autres, ce qui est impossible."
"La perfection morale consiste en ceci : à passer chaque jour comme si c'était le dernier, à éviter l'agitation, la torpeur, la dissimulation."
"N'aimer uniquement que ce qui t'arrive et ce qui constitue la trame de ta vie. Est-il rien en effet, qui te convienne mieux ?"
"L'art de vivre est plus semblable à la celui de la lutte qu'à celui de la danse, en ce qu'il faut se tenir prêt et sans broncher à parer aux coups directs et non prévus."
"Bientôt tu auras tout oublié; bientôt tous t'auront oublié".
"La mort : c'est une dispersion s'il n'y a que des atomes. Mais, s'il y a retour à l'unité, c'est une extinction ou une émigration".
"Efface l'imagination. Arrête cette agitation de pantin. Circonscris le moment actuel. Comprends ce qui t'arrive, à toi ou à un autre. Distingue et analyse, en l'objet qui t'occupe, sa cause et sa matière. Pense à ta dernière heure. La faute que cet homme à commise, laisse la où la faute se tient".
"Tout est éphémère, aussi bien le fait de se souvenir que l'objet dont on se souvient".
"Tout ce qui arrive est aussi habituel et prévu que la rose au printemps et les fruits en été ; il en est ainsi de la maladie, de la mort, de la calomnie, des embûches et de tout ce qui réjouit ou afflige les sots".
en fait, un livre n'apprend rien..:)
c'est pour ça que je préfère "voici", ça c'est de la littérature qui m'apprend des trucs que j'ignore et qui m'interessent..:))
ça t'apprendra Yves, de causer sérieux dans ton blog et polémiquer sfenj dans d'autres..:))
merci pour le petit calcul d'en bas, c'est très flatteur..:)
A part ça je suis en désaccord avec toi sur un point : Voici n'est pas une référence pour moi, je le trouve assez nettement inférieur à Gala :-))
C'est de lui ? J'ai toujours aimé cette phrase.
c'est vraiment dommage que les jeunes d'aujourd'hui ne se questionnent pas sur leur devenir. Lire Marc Aurèle peut se faire à tout âge, après tout nous sommes le futur.
revoyons notre fonction dans le monde, recherchons notre place.
Devyca, 19 ans, perdu sur son île: Tahiti !
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