Entre la Chine et le Tibet, des siècles d'inimitié

Dans son édition du 15 mars, Le Figaro vient de publier un article intéressant de François Hauter sur l'histoire commune des Tibétains et des Chinois et sur leurs perpétuels affrontement. Titre de l'article : "Entre la Chine et le Tibet, une longue histoire de préjugés et de domination." Autre éclairage sur un conflit sans fin ! Extraits :

"Depuis plus de deux mille ans, la Chine et le Tibet n'ont jamais pu cohabiter harmonieusement. En règle générale, lorsque le pouvoir central chinois était fort à Xi'an ou à Pékin, le Tibet subissait la domination chinoise. À l'inverse, la Chine, affaiblie, a dû parfois endurer la suzeraineté tibétaine.

Aujourd'hui, les cinq millions et demi de Tibétains, éparpillés sur le 1,2 million de km2 de l'immense plateau tibétain, sont colonisés. Pour les Hans (les Chinois), la culture chinoise est supérieure à toutes les autres, ces dernières ne méritant pas le respect, tout au plus la sympathie de l'éducateur. Les jeunes Tibétains, dans les écoles, n'ont aujourd'hui le droit d'apprendre que le chi-nois.

Les préjugés chinois à l'endroit des Tibétains remontent au début de la Route de la soie, à l'orée du premier millénaire, lorsque les Tibétains dévalaient de leurs montagnes pour piller les caravanes. Particulièrement sanguinaires (ils ne remontaient jamais chez eux sans emporter en souvenir les têtes coupées des marchands), ces Tibétains furent des siècles durant aux Chinois ce que les Mongols ou les Huns représentèrent plus tard pour les Occidentaux : des demi-hommes, des sauvages malfaisants, des bêtes sanguinaires..."

Dear Mr President /Pink

Une chanson de Pink qui n'est pas sans rappeler "le Déserteur" de Boris Vian. Cible : le pire de tous les présidents qu'aient eus les Etats-Unis. Pour ceux qui ne comprennent pas bien l'anglais, les paroles sont traduites dans la vidéo.

Droits de l'homme

Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours : Delize vient de publier un magistral dessin pour recadrer le débat sur les droits de l'homme, après la tirade de Bernard Kouchner à l'encontre de Rama Yade.

C'est lumineux !


Raisons du 11 septembre : des regards différents sur la lune, sur la beauté...

Le blog de Kalima est plein de poésie et de sagesse. J'apprécie vraiment beaucoup le post qu'il publie à nouveau sur les raisons du 11 septembre : "Une autre vision du 11 septembre."

Rien à voir avec ce qu'en disent les experts en politique. On est dans un tout autre registre, et sur d'autres causes plus profondes, des causes qu'a abordées Amin Maalouf dans "Identités meurtrières". Les arabes ont un regard différent du nôtre sur la beauté. Pourquoi pas ? Ils ne voient pas la lune comme nous, ils ne pensent pas comme nous. Les chinois ou les japonais non plus d'ailleurs : les sources de leurs rires, les sens de leurs "non" ou de leurs "oui" nous surprennent bien souvent.


Voici ce qu'écrit Kalima :

"A l'occasion de l'anniversaire des événements du 11 septembre, je remets en ligne un billet que j'avais publié à l'occasion de ces événements. Hélas, il est toujours d'actualité :

La nuit dans le désert, le ciel est d’une profondeur religieuse, profondeur accentuée par la nudité du paysage. Les étoiles semblent y être des milliers de torches allumées pour célébrer la déesse lune, pour rendre plus éclatante sa transparence et plus profond son mystère.

Face à ce paysage, les Arabes accordèrent une grande importance à la lune. Ils adoptèrent le calendrier lunaire, et deux des piliers de l’Islam, le ramadan et le pèlerinage à la Mecque, sont déterminés par l’astre de la nuit. Bref, la lune devint pour les Arabes le symbole de la perfection, du mystère et de la grâce. Jusqu’au jour où les Américains posèrent leurs pieds sur la lune. Ils montrèrent alors un paysage de désolation. La lune n’est que ravins et poussière. Elle ne brille d’aucune beauté, elle ne recèle aucun mystère.

Ce fut un petit pas boiteux pour les Américains, et un grand pas dans le vide pour les Arabes.

Cette parabole peut servir comme grille de lecture, parmi tant d’autres, des malentendus entre l’Islam et l’Occident. Elle peut nous éclairer sur le fait que la modernité incarnée par l’Occident bouleverse les valeurs de la majorité des êtres humains, en démystifiant et en désacralisant le réel, sans pour autant les faire bénéficier de ses bienfaits, ni donner sens à leurs destins individuels et collectifs.

L’Occident doit revoir son rapport au monde et aux autres. L’arrogance que lui procure sa puissance technique et scientifique ne peut le conduire qu’au reniement de ses valeurs, des autres, et finalement de lui-même.

Par ailleurs, les musulmans doivent prendre conscience qu’ils peuvent rendre sa beauté à la nuit de plénitude, à condition de repenser leur vision du monde et leur passé. «La beauté n’existe que dans les yeux de celui qui la regarde», chantait l’un de leurs poètes. Ils doivent rechercher les causes de leur déclin d’abord en eux-mêmes, au lieu d’en accuser toujours les autres."


Saïd Baïlal


La paix au Moyen Orient : les négociations d'Annapolis au travers des cartoons

Puissance des images face aux discours : les cartoons publiés dans la presse américaine font une analyse implacable des négociations d'Annapolis et du contexte global de ces négociations.

Les cartoons ci-après proviennent tous du site The Cagle Post qui est vraiment remarquable.

A lire aussi un  papier d'Agoravox sur le déclin de l'empire américain. L'auteur aborde ce sujet sous forme de question, avec un point d'interrogation dans le titre de son papier. Mais c'est là, à l'évidence, une pure clause de style.








Repentance mon cul...

"Repentance mon cul, dis Zazie" ! Sous ce titre parfaitement explicite, l'ami Resse vient de publier un papier aux petits oignons sur la "repentance".  Il n'y a rien à rajouter. Petite précision : ce papier prolonge un autre papier, "Cinq comiques de l'été, 2ème service", repris par Cath sous le titre "Bienvenu au Congo", et écrit pour commenter  la procédure judiciaire engagée par un étudiant congolais, Bienvenu Mbutu Mondondo, pour que le livre "Tintin au Congo" soit déclaré raciste et retiré des rayons des librairies.



Voilà ce que dit Hervé Resse. C'est magistralement bien écrit et, naturellement, tout à fait sensé.

"Vous devriez aller chez Cath. C'est croustillant ce qui s'y raconte. Hier, cette amie lectrice qui a la faiblesse d'apprécier mes délires, me demande de copier sur son blog ma note sur les malheurs récents de Tintin au Congo. Si gentiment demandé, comment le lui refuser? La note (par ailleurs joliment illustrée) trouve quelques échos indignés chez deux lecteurs chauds partisans du concept de repentance. Des échanges s'en suivent, auxquels je participe. Au début, j'ironise, puis assez vite, je m'échauffe lorsqu'on vient me faire une morale à cent balles, et me soupçonner d'être un odieux raciste, au seul motif que je trouve sacrément dérisoires les agitations du plaideur tintinophobe. Le ton monte un peu.

D'autant que ne leur en déplaise, les arguments ne manquent pas pour démontrer que, même si l'on considère la colonisation comme un fait historique détestable et assassin, il ne sert à rien de s'en battre la coulpe jusqu'à la Résurrection finale. L'histoire est un tout, qu'on doit accepter, assumer, et dont on doit surtout s'appliquer à ne point renouveler ce qu'elle contient d'erreurs et de tragédies. Ce qu'en Afrique on pourrait aussi méditer, ce me semble; entre autres au Liberia, ou au Rwanda.

Et, comme je ne manque pas de ressources, ce sujet m'escagassant au plus haut point, je cite à comparaitre, comme témoin, Franz Fanon, haute figure de l'indépendantisme caribéen, conscience s'il en fut de la décolonisation, voire du tiers mondisme, dont les propos contredisent à 100% le dogme repentant aujourd'hui en vigueur... Qu'on en juge!  Voilà ce qu'écrivait Fanon,

"seront désaliénés les Nègres (sic) et les Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la Tour substantialisée du Passé(...)

Je ne veux pas chanter le passé aux dépens de mon présent et de mon avenir (...) Je n'ai pas le droit, moi, homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d'une culpabilité envers le passé de ma race. Il n'y a pas de mission nègre, et de fardeau blanc.

Je ne suis pas esclave de l'esclavage qui déshumanisa mes pères.

Ces paroles, de sagesse et d'authentique humanisme libérateur, sont évidemment un caillou, un pavé, que dis-je, une roche, dans le jardin des bien pensants. Mais ils préféreraient manger leur langue que d'en convenir. Alors l'un me dit que "je l'ai fait vômir". L'autre trouve que c'est "facile de citer Fanon" (ah bon?, moi je trouve plutôt intéressant de l'entendre affirmer le contraire de ce qu'on attendrait!)... Et bien sûr, aucun n'entend que le discours victimaire à la mode est un moyen d'enfermer l'opprimé d'hier dans son statut d'éternel soumis. Et que derrière la repentance du blanc dominateur, se cache en réalité un paternalisme de curé de gauche, un angélisme plus que suspect.

Le plus absurde étant atteint quand le "racisme anti blanc" serait jugé compréhensible, donc excusable (souhaitable même, qui sait?) eu égard au passé d'opprimé des gentils descendants d'esclaves...

Outre que de nombreux écrivains de couleur, (je pense à Gaston Kelman, mais aussi à Césaire) n'ont que faire de cette commisération, d'une certaine manière aussi insultante que le racisme qu'elle prétend combattre, je crois deviner le fond du problème.

Sarkozy a rejeté le principe de la repentance. Or Il faut être CONTRE Sarkozy. Donc, il FAUT être contre le rejet de la repentance. Toute autre attitude sera définie comme ontologiquement condamnable. Ne point m'y soumettre me range ipso facto dans le rang des salauds, des fachos, de la "franchouillardise décomplexée", qui fait vomir ce lecteur de chez Cath.

Evidemment, je n'en ai cure. Je persiste. Et signe. Votre repentance, vous pouvez courir pour que j'en prenne le début d'une bouchée, fût-ce avec pincette. Cela n'a rien à voir avec "le devoir de mémoire" (dont par ailleurs il faudrait aussi pouvoir commenter les limites), ni avec l'aspiration à construire un monde meilleur et plus éclairé. Pour le reste, le catholique d'aujourd'hui n'est pas responsable de la Saint Barthélémy, le Romain d'aujourd'hui du martyr de Sainte Blandine, croquée par les lions dans l'Arène, et moi, petit-fils de wallon, du massacre des Congolais par les troupes du roi des Belges.

M'enfin!"

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Pour bien faire, il va falloir que quelqu'un se décide aussi à attaquer Google. On trouve sur ce moteur de recherche d'odieuses publicités anciennes de Banania.




Conflits sociaux, grèves : en revenir aux bonnes vieilles méthodes !

En fouillant dans mes dossiers, j'ai retrouvé ce règlement d'une entreprise de Nord de la France, règlement qui remonte à 1880 environ. Autant le dire tout de suite, il n'est pas sûr qu'il faille s'en inspirer pour régler les conflits sociaux et grèves en cours. Certains passages, que j'ai soulignés, et notamment la conclusion, sont ahurissants !

  1. Piété, propreté et ponctualité font la force d'une bonne affaire.
  2. Notre firme ayant considérablement réduit les horaires de travail, les employés de bureau n'auront plus à être présents que de sept heures du matin à six heures du soir, et ce les jours de semaine seulement.
  3. Des prières seront dites chaque matin dans le grand bureau. Les employés de bureau y seront obligatoirement présents.
  4. L'habillement doit être du type le plus sobre. Les employés de bureau ne se laisseront pas aller aux fantaisies des vêtements de couleurs vives. Ils ne porteront pas de bas non plus, à moins que ceux-ci ne soient convenablement raccommodés.
  5. Dans les bureaux, on ne portera ni manteau, ni pardessus. Toutefois, lorsque le temps sera particulièrement rigoureux, les écharpes, cache-nez, et calottes seront autorisés.
  6. Notre firme, met un poêle à la disposition des employés de bureau. Le charbon et le bois, devront être enfermés dans le coffre destiné à cet effet. Afin qu'ils puissent se chauffer, il est recommandé à chaque membre du personnel d'apporter chaque jour, quatre livres de charbon durant la saison froide.
  7. Aucun employé de bureau ne sera autorisé à quitter la pièce sans la permission de Monsieur le Directeur. Les appels de la nature sont cependant permis, et pour y céder, les membres du personnel pourront utiliser le jardin au-dessous de la seconde grille. Bien entendu, cet espace, devra être tenu dans un ordre parfait.
  8. Il est strictement interdit de parler durant les heures de bureau.
  9. La soif de tabac, de vin ou d'alcool est une faiblesse humaine, et comme telle, est interdite à tous les membres du personnel.
  10. Maintenant que les heures de bureau ont été énergiquement réduites, la prise de nourriture est encore autorisée entre 11 h 30 et midi, mais en aucun cas le travail ne devra cesser durant ce temps.
  11. Les employés de bureau fourniront leur propre plume, un nouveau taille-plume est disponible sur demande chez Monsieur le Directeur.
  12. Un sénior, désigné par Monsieur le Directeur sera responsable du nettoyage et de la propreté de la grande salle, ainsi que du bureau directorial. Les juniors et les jeunes se présenteront à Monsieur le Directeur, 40 minutes avant les prières, et resteront après l'heure de la fermeture pour procéder au nettoyage. Brosses, balais, serpillières, et savons seront fournis par la Direction.
  13. Augmentés dernièrement, les nouveaux salaires hebdomadaires seront désormais les suivants : Cadets jusqu'à 11 ans : 0,50 F; juniors jusqu'à 14 ans 1,45 F; jeunes : 3,25 F; employés : 7,50 F; seniors (après 15 ans de maison) : 14,50 F. Les propriétaires reconnaissent et acceptent la générosité des nouvelles lois du travail, mais attendent du personnel un accroissement considérable du rendement en compensation de ces conditions utopiques.


Elections : un peu de prospective enfin !

Dans cette campagne électorale, qui brille par son absence de débats sérieux sur des problèmes à très long terme, il existe heureusement quelques rares politologues capables de faire de la prospective. Byalpel est fait partie. En se projettant dans l'espace temps, il nous a ramené de l'année 2035, une interview inquiétante :

Merci Byby ! Et joyeuses Pâques à tous.


Je fais confiance à l'administration fiscale de mon pays.

C'est là le titre d'un papier d'Hervé Resse qui est un vrai petit chef d'oeuvre de vacherie tout en finesse. On se demande comment une plume pareille ne trouve pas immédiatement preneur dans un très grand support de presse. Les billets ou les éditos auraient vraiment de l'allure.

Et puisqu'on parle du fisc et que l'on continue d'évoquer, dans l'actualité, l'émigration fiscale des plus importantes fortunes vers la Belgique, la Suisse ou la Grande Bretagne, à signaler un article remarquable, "Ces riches qui quittent la France", écrit en 2005 dans Le Point par Mélanie Delattre. Tout est dit sur la question.

Les poules auront sûrement des dents le jour où l'on comprendra dans ce foutu pays que l'on s'appauvrit collectivement et que l'on crée des chômeurs, plein de chômeurs pour demain, quand on tond à ras aussi bien les gens qui ont de l'argent que ceux qui entreprennent et prétendent en gagner : il est quand même assez symptomatique qu'aucune entreprise née dans les trente dernières années en France n'ait pu acquérir une envergure internationale.


Elections françaises : peanuts aux Etats-Unis

A la différence de la presse européenne, les journaux américains parlent fort peu du premier tour des élections en France. L'événement est cependant en première page du New York Times, derrière un  gros titre sur  le changement climatique, sujet important s'il en est.

Deux phrases qui en disent très long sur la perception de notre pays et sur la réalité de ses problèmes : "The election finds the country in a gloomy mood. There is little confidence that the next president will succeed in reversing the economic decline of the country, whose gross domestic product per person in the past quarter-century has fallen to seventeenth place in the world, from seventh place.

The country suffers from the fastest-growing public debt in Europe, high unemployment, entrenched protectionism, a bloated public sector and concerns about both immigration and the failure to integrate ethnic Arab and African populations."

PS : Pour Hervé Resse, à qui les résultats des élections ont fait perdre le sourire et qui parle de se transformer en belge ou en suisse, une pub belge pour rire un bon coup et trinquer aussi !


Sarkozy-Royal : retranscription du débat

La retranscription du débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, faite par le Nouvel Obs, est accessible ici :
- verbatim 1,
- verbatim 2,
- verbatim 3.

Ségolène, Lady Chatterley : rosseries de fin de semaine

Non ! Que l'on se rassure, il n'existe aucune relation entre Ségolène Royal et Lady Chatterley. Simplement, ce week-end, je suis tombé sur de vraies rosseries concernant la candidate et le film .

Lady chatterley d'abord. Cela a démarré sur le blog d'Hervé Resse, par un papier intitulé "Pas plus d'amant que de beurre en broche". Un lien inséré dans un commentaire mène vers un petit chef d'oeuvre de drôlerie, "Lady Chatterley : de l’érotisme pour troncs d’arbre".  L'auteur "Blaise au poil", reconnaît s'être fait avoir par la critique, et commence son post par une plainte : "Chaque année, il y a toujours une fois où l’on abaisse sa vigilance, et où l’on va voir un film français encensé par la critique française...".


Pour Ségolène Royal, le point de départ est sur Embruns.net, le site de Laurent Gloaguen, dans un morceau de bravoure dont il est coutumier, intitulé "XIII éléphants". Je cite : "13 éléphants, c’est bien. Les cornaquer sera une autre affaire. Le problème, c’est que des éléphants n’étaient même pas au courant de faire partie du troupeau. La campagne de Ségolène Royal, pourrait-elle être plus nulle que celle de Lionel Jospin ? Oui, c’est possible… Et, dorénavant, avec les mêmes acteurs. Le “21 avril II”, vous l’avez voulu, vous l’aurez.
Nous sommes pourtant heureux de voir le retour de Martine Aubry qui disait que “Travail, famille, Poitou, ça ne peut être le programme des socialistes
”. 

Dans un billet titré Vacuitude, Laurent Gloguen poursuit son suivi de la "candidate" en se référent a un véritable morceau d'anthologie : un article de Michel Onfray qui traite (avec une excellente contrepèterie) de la manière d' "enculturer la candidate". La conclusion est à mourir de rire.

Pour conclure, un morceau de bravitude : un discours de Ségolène revu par Bruno Candida. On se demande comment les hommes et les femmes politiques arrivent à tenir le choc face aux vacheries dont ils sont l'objet.

Lettre ouverte à François, Ségolène et Nicolas : Et si on lançait la révolte des cadres ?

Hervé Resse vient de mettre en ligne une "lettre ouverte à François, Ségolène et Nicolas". Objet : insister, à partir de son cas personnel, sur une généralité : la mise à la poubelle pure et simple des cadres quadragénaires et quinquagénaires. Dans la mesure où pour se faire entendre en France, il faut ou se montrer violent ou organiser de vrais racketts comme certains syndicats, il appelle à une réflexion sur une grande révolte des quincadras. A suivre ...

Spartacus : élections... à crédit aux dépens de nos enfants et petits-enfants

Spartacus, un collectif de 30 hauts fonctionnaires de gauche en activité dans l'administration centrale, vient de publier dans Libération un verdict sans appel sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Extraits :

"Nous vivons déjà, sans nécessairement en être conscients, aux dépens de nos enfants et de nos petits-enfants : près de 1 200 milliards d'euros d'endettement de l'Etat ; 900 milliards d'euros de financement à prévoir pour les retraites ; enfin les collectivités locales elles aussi glissent peu à peu d'une situation saine vers un déficit chronique..."

Concernant Ségolène Royal, Spartacus parle de "chèques en blanc", de "méconnaissance vertigineuse de l'économie..." Pour Nicolas Sarkozy, c'est sa "prodigalité électoraliste" et ses "promesses ciblées et sectorisées par catégories électorales"...

L'article de Libération est accessible ici.

22/07/2007 à 11h15

Reçu ce mail d'un ami qui a apparemment choisi de rester anonyme et de ne pas poster cette remarque en commentaire :

Lu dans Marianne cette phrase de la candidate à l'endroit de Bayrou:
... "dans les communes, les départements, les régions, jamais les élus de l'UDF ne viennent conforter des majorités de gauche, même lorsque les décisions prises sont bonnes pour l'avenir des territoires, sont intelligentes".
Toute la subtilité sémantique de la future présidente, toujours aussi "juste" et précise quand elle parle français, est dans ce "même lorsque les décisions prises sont bonnes"... qui signifie que la plupart du temps, elles ne le sont pas...

Effectivement ! :-)))

22/02/2007 16h00

Bon ! Hervé Resse a finalement mis cette note dans son propre blog. Donc on peut lui attribuer la paternité du commentaire. C'est ici : "Je n'ai pas mes 500 signatures".

Elections : entre promesses et incantations...

Plus la date des élections approche, plus les "partisans" et les pasionarias montent au créneau. Laurent gloaguen est regardé comme partial par une ségoléniste qui lui reproche de citer les commentaires de René Sylvestre, patron de l'Etudiant, sur Ségolène et son flop au Salon de l'Etudiant. D'un coup, il devient pour cette fan de la candidate beaucoup moins drôle, voire sectaire... On est de plain pied dans le registre des discussions politiques : si tu ne penses pas comme MOI, tu manques d'objectivité et de finesse. Bon !

Les inconditionnels de tous poils m'ont toujours amusé. Quand je vois des gens s'exciter en politique, pour un "projet" qui va changer le monde ou pour une lider maxima, je pense inévitablement à la chanson de Brassens : "Mourir pour des idées, d'accord... mais de mort lente". Très, très lente si possible.

Concernant les élections, la seule chose dont on puisse être certain est qu'elles se font sur des considérations irrationnelles quand elles ne sont pas jouées à l'avance : voir l'excellent papier d'Hervé Resse , Teasing, sur ce sujet... et le non moins excellent papier qu'il vient de commettre sur la camarade Arlette :-)))

Et toujours sur les élections, voir aussi la vidéo de Daniel Bernard, journaliste de Marianne, sur les promesses des candidats depuis une quarantaire d'années. Réellement instructif ! Entre ce qui est promesses et ce qui est incantations du moment, on a tous de bonnes têtes de futurs cocus.  Le tout est de savoir par qui ça nous gêne le moins de l'être.

 

 

 

Ségo-Sarko... face à face en 1993 déjà. Et pareils à eux-mêmes


SarkoSégo Débat
envoyé par marie-sego

Le plus terrifiant avec les archives télévisuelles, c'est qu'on ne peut plus rien oublier et effacer : la rage de perdre d'un côté, les "demain vous verrez" de l'autre... Quatorze ans après, les mêmes !

Alternance : système qui permet à deux partis politiques, minoritaires, de confisquer le pouvoir à tour de rôle. Et d'en abuser.